forum RPG post-apocalyptique
 

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MessageSujet: Never Give Up ! Dim 8 Jan - 19:29
Ellie Williams


Le froid était mordant ce jour là. L’hiver était rude et ainsi il était assez compliqué de trouver de quoi se nourrir. Seule sur le toit du fort, j’étais assise sur un rebord, les pieds dans le vide, jouant de la guitare en observant le sanctuaire. L’endroit était calme en cette fin de matinée et je regardais ce petit monde s’organiser dans les tâches quotidiennes. Joel était partit chasser aux premières lueurs du jour, le gibier commençait vraiment à se faire rare dans cette région, par ce temps. Même si je détestais le voir quitter ce lieu sans moi, je gardais confiance. Je savais qu’il reviendrait. A vrai dire, je n’en pouvais plus de tourner en rond au milieu de ces murs. J’avais besoin de bouger, de voir autre chose, de me dégourdir les jambes. Oui j’étais leader et oui je devais rester ici pour organiser le camp, le groupe, mais parfois je n’en pouvais plus de cet environnement. J’avais passé trop longtemps dans la zone de quarantaine de Boston, aujourd’hui j’aimais quitter ces lieux tranquilles pour ressentir cette espèce de liberté si chère à mon cœur. Alors certes, liberté mais surtout danger. Mais pour l’heure, je restais perchée sur mon toit, faisant glisser mes doigts sur le manche froid de la guitare, grattant les cordes et produisant une musique plutôt douce.
Never Give Up !


C’est alors que je vis deux membres du sanctuaire revenir après une petite expédition pour récupérer des médicaments. C’était devenu tout aussi de compliqué que la nourriture et ainsi, de plus en plus d’équipes, de deux en général, partaient chaque jour pour récupérer soit l’un soit l’autre. Je vis donc le duo s’avancer vers Tommy non loin de là. Fronçant les sourcils, j’arrêtais de jouer de la guitare, tentant de me concentrer sur leur conversation que je ne pouvais entendre. Toutefois, au vu des expressions de visages assez graves, je me doutais que la discussion devait être assez sérieuse. Ainsi, me relevant rapidement, je pris ma guitare et entreprit de descendre pour rejoindre la cour centrale. J’avais posé mon instrument à l’intérieur et arrivait ainsi près du petit groupe, intriguée « Ca va les gars … ? » Tommy me regarda, croisa les bras puis soupira « Il paraît qu’il y en aurait une autre comme toi … Mais … C’est qu’une rumeur tu sais ! » Mon regard changea rapidement et je me tournais immédiatement vers l’homme qui était rentré d’expédition « Dis moi tout ! » « On a croisé un groupe de Lucioles en chemin, on les a entendu discuter, il paraitrait qu’ils en ont trouvé une et qu’il l’emmène dans une de leur planque dans un ptit village à quelques kilomètres de Portsmouth avant de la transférer au labo. On était pas assez bien équipé pour leur faire face et on a préféré rentrer pour vous en parler. » A peine eut-il dit cela que je me retournais et me précipitais vers l’armurerie. Je fus cependant vite arrêté par Tommy qui me retint le bras « Qu’est ce que tu fais ? » « Tu as cru que j’allais laisser les Lucioles charcuter une immunisée pour rien ? » « Et toi tu as cru que j’allais te laisser partir seule affronter les Lucioles … tout ça pour … une rumeur … ? On ne sait même pas si c’est vrai et Joel n’est pas là, tu ne peux pas prendre cette décision seule ! » Je me défis de son emprise, le regard noir « Putain lâche moi ! J’ai autant le droit que Joel de prendre ces décisions là ! Si tu ne veux pas que je parte seule alors prépare toi avec quelques uns, on partira dans une heure ! » Il me toisa, fronçant les sourcils puis jura avant d’aller chercher d’autres participants. Sans plus tarder je fonçais à l’armurerie et m’équipait convenablement, attachant mes cheveux en une queue de cheval haute, je ressortais rapidement du bâtiment. Je fis le tour et prit une voiture avant de démarrer et quitter l’endroit à toute vitesse. Désolée Tommy mais on a pas de temps à perdre … Je vais me débrouiller toute seule. Je suis leader, c’est mon job !

Portsmouth n’était pas très loin du sanctuaire et je retrouvais rapidement la trace des lucioles. Ils collaient leurs logos partout, ce qui m’indiquait clairement que j’approchais d’une de leur zone. Je laissais donc la voiture et terminais le reste du chemin à pied. J’avais pris un Beretta, mon cran d’arrêt et mon arc. Je ne comptais pas foncer dans le tas mais plutôt me la jouer discrète. Si cette immunisée était là, j’aurais tout intérêt à la faire sortir d’ici sans trop de coups de feux pour éviter qu’elle ne soit blessée. Ainsi, approchant du village, je fis le tour des maisons. Elles étaient vides. A croire que cette planque datait et que les Lucioles avaient quittés cet endroit. Pourtant, approchant de la dernière maison de la ruelle principale, j’entendis des voix à l’intérieur. Jetant un coup d’œil par une des fenêtres, j’observais le tout. Le salon était plutôt grand et menait sur un couloir d’où je pouvais distinguer deux portes sur la droite. A l’intérieur il y avait deux hommes qui discutaient mais je soupçonnais qu’il puisse y avoir d’autres dans des parties de la maison que je pouvais voir. Peut être retenaient-ils l’immunisée dans une pièce à part. Ainsi, accroupit, je fis le tour et observais ces hommes. Ils parlaient de Chester Winfield, leur boss. J’écoutais attentivement jusqu’à ce que l’un des deux hommes décident de s’éloigner dans la maison. C’était ma chance. Alors que l’homme seul dans le salon tournait le dos à la porte d’entrée, je décidais de passer à l’action.

J’étais assez remontée. Les Lucioles ces enfoirés voulaient découper le crâne d’une immunisée, une fille sans doute innocente, jeune et complètement perdue. Le genre de fille que je voulais ramener au Sanctuaire pour la protéger. Mais les Lucioles voulaient un autre avenir pour cette fille et ça il n’en était pas question ! C’est donc avec un regard assez noir et une détermination sans pareille que j’entrais dans la maison discrètement, couteau à la main et sautait sur le dos de cet enfoiré, passant ma lame sous sa gorge provoquant une giclée de sang violente qui l’empêcha de crier. Il tomba au sol et convulsa dans un gargouillis sanglant alors que je m’avançais vers le couloir. C’est à ce moment là que le second ouvrit la porte d’une toute petite salle de bain. Tout deux surpris je fus la première à réagir et lui sautait dessus alors qu’il mettait la main vers sa ceinture pour prendre son flingue. Je tentais de lui asséner un coup de couteau mais il me repoussa. Il m’attrapa alors par la gorge et me frappa la tête contre le miroir sur le mur qui se brisa ne me laissant pas indemne. Je le vis alors prendre son flingue et je lui plantais mon couteau dans le poignet qui me retenait ce qui le fit hurler de rage et me lâcher. Je sortais alors mon propre flingue et lui tirait dans la tête laissant son corps retomber contre le sol de la pièce. « Petite pute !!! » Un autre homme apparut derrière moi dans le couloir. Merde ! Il m’attrapa par les cheveux alors que je tenais fermement mon flingue et me tira en arrière. Je heurtais le mur du couloir et il me plaqua contre ce dernier, ma tête déjà douloureuse heurtant une fois de plus contre le mur. L’homme m’attrapa le poignet de la main qui tenait mon arme et serra fortement. Je serrais les dents et finit par lui mettre un violent coup de tête. Il grogna et me donna un violent coup de genou dans l’abdomen. Sous la douleur au poignet je lâchais mon arme qui tomba lourdement sur le sol. « Attends voir … Tu ne serais pas Ellie … ? » « Ou est l’immunisée ?!! » L’homme se mit à rire puis me chopa de sa poigne forte et me traina dans la pièce derrière lui, une chambre alors que je me débattais. « C’est pour ça que t’es venue gamine ? Tu as vraiment cru que Chester allait te laisser emporter une immunisée de plus avec toi ? T’es vraiment incroyable … » Alors que je me débattais et qu’il avait l’ascendant avec sa force, je remarquais une machette à sa ceinture. Lui crachant au visage, je fis mine de vouloir le frapper de ma main gauche et, alors qu’il posait son attention sur ce geste, je récupérais sa machette de la main droite pour lui frapper le visage avec. Il eut une énorme entaille et hurla de douleur alors que son sang coulait déjà. Il recula alors que je le menaçait de l’arme « Dis moi où elle est putain !!! » L’homme, fou de rage me fonça dessus et nous tombâmes à terre, nous débattant comme des acharnés. Soudain, il s’arrêta de bouger, l’air choqué puis je le poussais sur le côté, la machette plantée dans son ventre. Je me relevais difficilement et laissais le corps gisant et se vidant de son sang de cet homme sur le sol. J’allais jusque dans le couloir et récupérais mon arme, la rangeant à ma ceinture. Bordel, ils étaient tous morts et je n’avais aucune info sur là où ils avaient pu emmener l’immunisée. Soupirant, je retournais dans la chambre et faisais les poches du cadavre. Là j’y trouvais une carte de la région. Je finis par m’asseoir sur le lit, l’homme gisant à mes pieds, du sang coulant sur ma joue du à la blessure à la tête mais aussi un peu sur mes vêtements suite aux différents cadavres que j’avais laissé derrière moi. Les Lucioles n’étaient donc plus dans ce village mais la rumeur sur l’immunisée était vrai au vu de ce que m’avais dis l’homme qui m’avait reconnu. Chester la voulait pour lui, je n’allais pas le laisser faire ! Ils avaient du l’emmener dans une autre planque, leur labo étant assez loin de là. Le regard fixé sur la carte, je tentais de me souvenir d’un nom connu d’une planque des Lucioles …
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MessageSujet: Re: Never Give Up ! Lun 16 Jan - 10:46
Joel Miller


Endurer et Survivre
Ellie | Joel
- Eh merde, il neige…

Le regard sur l'horizon, je scrutais depuis un moment le piège que j'avais placé afin d'attraper un lapin. Et là devant mon nez, les flocons voletaient histoire de me rappeler à l'ordre que c'était la nature qui commandait et non moi. Forcément, dans ces conditions, il fallait bien admettre que je n'allais pas braconner grand-chose. L'animal à sur l'homme une certaine avance, il est moins con et préfère rester au chaud quand ça commence à se dégrader à l'extérieur.

Prudemment, histoire de ne pas faire plus de bruit que ça, et même si je n'avais pas repéré de claqueurs dans le coin, je descendais de ma position, sous entendu du haut de mon arbre, et je me remettais sur mes deux pieds. Le temps de ramasser le sac que j'avais laissé au pied du résineux qu'un bruit dans les fourrés me mit les sens en alerte. Je me fixais, sans bouger, dans une position prudente mais guerrière qui ne laisserait aucune chance à celui ou celle qui viendrait m'attaquer. Ma respiration se fit calme, sans bruit, et mes yeux scrutaient sans cesse les alentours afin de deviner ce qui me sauterait dessus avant que cela ne se produise.

Un crissement de feuilles me fit déglutir plus longuement. Fusil positionné contre mon épaule, j'attendais patiemment que le gibier se montre quand soudain, je vis avec effroi sortir de sous un buisson, un raton laveur qui fut tout aussi surpris que moi d'avoir de la compagnie et ne me laissa pas le temps de réagir se faufila par là où il était venu. Soupirant, je relâchais légèrement la tension qui m'avait habité sans pour autant ne plus faire attention. Les mauvaises expériences durant mon voyage avec Ellie m'avait convaincu que de toute manière, quand la poisse se choisissait quelqu'un elle ne le lâchait plus et il fallait bien avouer que j'avais un certain charisme auprès de dame malchance.

Cette fois, ma main se baissa afin de choper mon sac que je mis en bandoulière puis je pris la décision de rentrer au fort. Je n'aime pas particulièrement laisser Ellie seule avec Tommy et Maria même si je sais que ces derniers feront tout leur possible pour surveiller la gamine mais… justement ce n'est plus une gamine et les ordres, elle a du mal avec. Sans parler que Tommy n'a pas vraiment la fibre paternelle et ça finit toujours en cris et en hurlement voir en larmes. A force, j'en ai pris l'habitude mais je sais aussi que plus je les laisse seuls et plus ils m'inventeront de quoi détruire notre petite vie tranquille à l'abri des autres.

Après avoir fait quelques mètres d'un pas relativement rapide, je retrouvais le cheval que j'avais pris pour me déplacer. Or de question pour moi de laisser le bruit d'un vieux pickup poussif me faire repérer par d'éventuels chasseurs qui roderaient dans le périmètre que je m'étais choisi donc mon aventure s'était faite à cheval et même si je mettrais un peu plus de temps pour revenir au bercail, cela me convenait très bien. J'avais besoin de ce petit moment de solitude rien que pour moi. Depuis quelques années maintenant, je ne peux plus faire un pas sans que je sente sur moi braqués des paires d'yeux à attendre que je leur dise un mot ou fasse un signe. A la longue cela devient étouffant… mais sans doute est-ce cela la rançon de la gloire…

Un coup de talon léger dans les flancs de ma monture pour lui faire comprendre qu'il était temps de quitter le coin et nous voilà, à parcourir silencieusement la distance qui nous séparait des autres. A plusieurs reprises durant le trajet je sentis comme une sensation de catastrophe imminente. Je mis ça sur le dos de la fatigue. Après tout, ça fait bien des mois que rien de sordide ne nous est arrivé et pourtant, je continue à ne dormir que quelques heures par ci, par-là. Comme si tout allait s'arrêter du jour au lendemain, en un claquement de doigt…

Un claquement, voilà ce qui me sortit de mes pensées. Tandis que mon cheval continuait à marcher le long du chemin de terre gelée, l'immondice vint à se manifester. Le temps de la réflexion et je donnais un coup sec sur les rênes afin d'indiquer à ma monture qu'il fallait déguerpir. Je ne voulais pas prendre le risque de me faire assaillir par plusieurs de ces champignons sur pattes alors il valait mieux ne pas jouer les braves. Ce n'était pas l'heure. Pourtant, et afin de ne pas les voir me suivre jusqu'aux portes du sanctuaire, je fis un détour qui me prit une bonne heure. Mais j'arrivais l'esprit tranquille à destination.

Mais c'est là que tout c'est gâté. Lorsqu'ils ont ouvert la lourde porte du fort, j'ai vu à l'agitation qu'il y avait au milieu de la cour que quelque chose n'allait pas. Tommy gesticulait dans tous les sens, certains qui normalement devaient être de garde couraient à droite et à gauche mais une personne manquait à l'appel dans mon champ de vision, une personne qui aurait due être là si... Pas le temps de laisser le cheval à l'écurie que je sautais à terre pour me précipiter vers mon frère.

- Tommy, où est Ellie ?

Surpris parce qu'il ne m'avait pas entendu revenir dans le brouhaha que tous faisaient, Tommy sursauta avant se retourner.

- Joel, tu es rentré….
- Oui et je viens de te poser une question. Elle est où Ellie ?
- Ecoute, je voulais aller avec elle, elle m'a dit d'aller chercher de l'équipement et le temps que je revienne…

Je lâche un soupir tandis que mes doigts frigorifiés se perdaient sur ma nuque baissée. Je tirais sur mes dernières forces de la journée mais je savais aussi qu'il me faudrait faire abstraction de tout ça pour aller la chercher. Parce que Ellie était Ellie et qu'il fallait toujours qu'elle s'attire les ennuis, où qu'elle soit. Redressant la tête, je plongeais mon regard dans celui de mon frère. On avait traversé bien des épreuves lui et moi, on avait aussi connu bien des séparations et même si je savais qu'il considérait Ellie comme un danger pour nous tous, jamais il ne lui ferait de mal intentionnellement. Mais la gamine grandissait et la jeune femme qu'elle devenait était encore plus têtue et revêche qu'il y avait des années. Il fallait savoir composer et la décrypter. Tommy n'y arrivait toujours pas mais peut être parce qu'il n'avait pas eu d'enfant lui-même… peut être que c'était quelque chose qui était réservé aux parents, savoir lire dans leurs enfants… peut -être… Nouveau soupir que je lâchais en redressant mes épaules pour chasser cette fatalité, je clignais des yeux en faisant une moue dubitative.

- Vers où ?
- - Joel, non tu ne peux pas y aller, ils ont besoin de toi ici. Je vais réparer mon erreur, je vais y aller, je vais…
- Où Tommy ?
- - T'inquiète pas j'te dis, elle n'est pas loin, elle ne peut pas être arrivée et puis je connais bien la région de Portsmouth, tu le sais.
- Je le sais Tommy, je le sais mais c'est toi qui reste là.  Et c'est sans appel.

Je fis signe à un des gardes de s'assurer que mon frère restait à son poste dans son bureau et tandis qu'il l'accompagnait en direction du dit bureau, j'allais à l'armurerie rassembler quelques munitions, de quoi faire quelques bombes fumigènes et des bombes à clous. Je vérifiais le fusil à pompe puis je m'élançais vers le vieux pickup de Bill, y jetais mon sac à dos tout en grimpant dedans, posant mon fusil sur la banquette à mes côtés et je démarrais.

La route de Portsmouth était dégagée et avec la météo qui frisait l'hiver avancé, je doutais de l'intention des chasseurs de se frigorifier à l'extérieur de leur cachette. Les claqueurs ça c'était autre chose mais je verrais le moment venu. Quant aux lucioles… Tandis que je rassemblais mon matériel, Gareth, le responsable de l'armurerie m'avait briefé sur ce qu'il s'était rapidement passé. Une immunisée du côté de la ville balnéaire que les lucioles traquaient comme un gibier… encore une… et bien sûr Ellie avait décidé de la sauver. Je ne pouvais pas lui en vouloir, la pauvre avait eu un parcours si dramatique et j'avais pris pour elle la seule décision que j'étais capable de prendre au moment où j'avais vu le toubib prêt à lui ouvrir le crâne. Je n'étais pas prêt à la perdre, pas encore une fois… Sarah avait été le drame de ma vie, Ellie ne serait pas le second. Cette gosse c'était un peu ma fille et je voyais Sarah à travers ses yeux même si elles étaient bien différentes. Mais il était hors de question que je la perde, non pas encore une fois…

Je donnais un coup du plat de la main au volant en rageant contre moi-même. J'avais fustigé Tommy mais je me rendais compte qu'Ellie savait mener son monde par le bout du nez. Il me faudrait faire attention à l'avenir… Redressant la tête je vis le panneau de Portsmouth et je ralentis. Il me fallait être prudent maintenant. La ville n'avait pas de zone de quarantaine dans mon souvenir alors tout pouvait y vivre et même ce que l'on ne pensait pas imaginable. Je me garais à l'extérieur de la ville et j'allais continuer à pieds. De toute manière, il était facile de retrouver ses connards de lucioles. "Suivez la lumière" qu'ils disaient et comprenez bien qu'il fallait suivre leur satané logo qu'ils taguaient partout. Dans le genre repérable, y'a pas mieux. Depuis plus de vingt ans, ils n'avaient encore rien appris… pathétique. Ces mecs sont pathétiques… mais en attendant, ils ne lâchaient pas le morceau et je savais que je devais retrouver Ellie rapidement avant que ça ne soit à nouveau elle la cible de cette bande de débiles. Et je n'aurais qu'à suivre les cadavres pour la retrouver.

J'avançais avec prudence, me faufilant derrière des véhicules abandonnés, guettant le moindre bruit, le moindre frémissement, la moindre respiration. Il n'y avait pas de champignons sur pattes dans le coin cela prouvait que le coin avait été nettoyé. Rassurant ? Pas vraiment. Si ces monstres n'étaient pas là c'est qu'il y avait de l'activité dans le coin. J'armais mon fusil à pompe et j'avançais méthodiquement jusqu'à une vieille bicoque avec le logo des lucioles frappé dessus. Je retins un soupir et poussais la porte, l'arme à l'épaule, le regard vif cherchant à s'habituer au contre-jour. Et soudain, l'odeur caractéristiquement acre du sang vint emplir mes narines. Je pris quelques secondes pour m'y habituer et surtout retenir le sentiment d'angoisse qui étreignait mon cœur. Une chance sur deux que cela soit celui d'Ellie, une chance sur deux qu'elle soit en vie.

Ma main resserra le fusil à pompe tandis que je continuais ma progression. Je passais ma langue sur ma bouche puis je serrais les lèvres pour retenir un cri désespéré. Un jour je crèverais sur place avec toutes ses conneries… un jour mon cœur cessera de battre à force de se demander si celle que je protège depuis tant d'années me reviendra… un jour… Et là devant moi, me tournant le dos, une silhouette penchée semblant se remettre de ses émotions. Je ne cherchais pas à comprendre, l'émotion était trop forte.

- Lève tes mains au-dessus de ta tête et retourne-toi que je puisse te voir !

Le ton était autoritaire et n'admettait pas de réplique.
 
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MessageSujet: Re: Never Give Up ! Sam 4 Fév - 23:30
Ellie Williams


Rien. Impossible de trouver le moindre indice sur cette putain de carte qui pourrait m’indiquer où les Lucioles avaient pu emmener cette fille. Bordel ! Fallait-il que je suive la lumière ? Suivre leurs panneaux d’indication et risquer de tomber sur une planque avec bien trop d’ennemis ? Soupirant, je me levais et me dirigeais vers l’un des cadavres de l’entrée. Je m’accroupis vers lui et me rendit compte que j’étais encore fébrile en voyant mes mains trembler alors que je faisais les poches de ce fumier. L’adrénaline m’avait permise de ne pas ressentir la moindre émotion dans ce chaos sans nom mais à présent, je sentais l’odeur du sang, je le voyais sur mes mains, je le sentais couler le long de ma tête.

Elle était loin l’époque ou je peinais à tuer un homme. Je m’étais grandement endurcie depuis ces dernières années aux côtés de Joel. J’incarnais toujours l’espoir et je continuais à défendre mes convictions parfois utopiques cependant, j’avais vu de quoi l’être humain était capable. Malgré tout ce qu’il y avait dehors, les coureurs, les claqueurs, les colosses, l’Homme restait le monstre le plus dangereux de la nature. Les Lucioles voulaient trouver le vaccin qui sauverait l’humanité mais au prix de la vie de jeunes innocents à qui on devait ouvrir le crâne. Et puis au final, l’humanité méritait-elle vraiment d’être sauvée ? Après toutes ces horreurs, tout ce par quoi l’être humain était passé, entre vols de ressources précieuses, viols de femmes et d’enfants, cannibalisme, sectes et sacrifices de vies … ?

Secouant la tête, je sortais de mes pensées. Il fallait que je trouve quelque chose sur ce type, il me fallait des indices, plus d’indices pour savoir vers où me diriger. J’osais à peine imaginer l’angoisse dans laquelle devait être cette fille, récupérée par les Lucioles, savait-elle au moins ce qu’ils comptaient faire d’elle ? Peut être que Chester la jouait sympa, comme Marlene avait pu le faire avec moi, me faisant des beaux discours sur la noble action que je pourrais accomplir tout en me masquant une partie de la vérité.

Tout à coup, j’entendis un bruit derrière moi, un bruit métallique. Je me figeais, fixant le cadavre, il y avait quelqu’un dans mon dos ! Le fil de mes pensées s’accélérant brusquement, je commençais déjà à réfléchir sur une stratégie d’attaque ou de mise en sécurité. Dégainer mon arme aurait été trop long et le tireur pourrait me loger une balle dans la tête en voyant ma main se diriger vers mon flingue. Un couteau pouvait toujours être utile si j’avais l’effet de surprise mais là encore c’était très risqué. Une seule option. Mon regard s’arrêta sur un canapé non loin de là. Si j’étais assez rapide, je pouvais faire une roulade et me mettre à l’abris derrière tout en sortant mon arme pour faire feu. Aurais-je le temps … ?

C’est alors que je reconnus la voix de Joel. Mon cœur reprit un battement de rythme correct et je soufflais doucement. Alors, très lentement, je tournais la tête vers lui en me redressant. En voyant mon regard et le sang sur mon visage, il dut rapidement comprendre par quelle merde j’étais passée pour en arriver là. J’avais désobéie, j’étais parti seule en laissant Tommy comme un con. Joel allait certainement m’en vouloir pour ça. Fronçant les sourcils je m’avançais vers lui avec un air que j’espérais déterminé, j’allais désamorcer la conversation par moi même. Malgré ma blessure, ma fébrilité et mon angoisse des dernières secondes, je devais lui faire face pour lui expliquer la situation le plus rapidement possible. « Ils ont une immunisée. Chester la veut pour lui, tu sais ce que ça signifie, ce qu’ils vont lui faire subir ! J’suis venue ici pour la retrouver rapidement, mais elle a déjà été transférée ailleurs. J’ignore où ils ont pu l’emmener. J’ai fouillé ces types mais je ne trouve pas de cartes. Peut être qu’on devrait suivre les panneaux … » Mon débit de parole était très rapide, trahissant mon stress. Chaque minute perdue était propice à l’éloignement de cette immunisée. Joel m’en voudrait certainement mais il ne pouvait pas comprendre ce que je ressentais à ce moment là. A moins que … Je plantais mon regard dans le sien, cherchant à anticiper sa réaction.

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