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MessageSujet: Malorie Erikson. Time it needs time... Sam 4 Fév - 20:41
Malorie Erikson

Malorie Erikson

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


Surnom : Malou
Âge et Lieu de Naissance : 18 ans. Seattle.

Situation familiale : Elle était en couple avec "Nounours". Seule ici avec un chien.
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.

Particularités : Rachitique.
Habitudes : Aucune. Les habitudes c'est pour les vieux.

Faction : Nomade.
Fonction/Métier : Rien.

Avatar : Molly Bair
Credit : écrire ici

Inventaire


Armes : Un rouleau à pâtisserie / Une cravache nerf-de-boeuf avec un fouet au bout / Un rasoir coupe-choux / Un sifflet à ultrason / Un petit cran d'arrêt / Une barre de métal pas trop lourde et... Le chien.
Objets utiles ou inutiles : Un sac à dos / Une gourde / Un silex / Un morceau de ficelle / Un vieil imperméable de grande taille / Une canne à pêche fabrication maison / Quelques vêtements de rechange / Un masque bricolé par Nounours / Une casserole toute cabossée / Une couverture légère, élimée et trouée / Quatre branches légères taillées pas trop grandes.
Objets rares : -

Possession(s) plus personnelle(s) : Une petite robe noire / Une chaînette en argent avec un pendentif représentant un chaton aux grands yeux bleus / Un porte-clé en plastique en forme de coeur / Une petite boule avec de la neige qui tombe quand on la retourne / Un carnet de croquis / Un stylo / Une paire de boucles d'oreilles de pacotille à clipper, trouvée au bord d'une route.

Véhicule(s) : Aucun.

Ange ou Démon ?




PHYSIQUE:

Ayant subi des carences alimentaires depuis son plus jeune âge, Malou – puisque c'est ainsi qu'elle exige qu'on la nomme - est petite et très maigre, ce qui lui donne davantage l'air d'une adolescente de 15 ans plutôt que d'une jeune fille de 18 ans.
Ses cheveux longs et raides sont blonds et ses yeux sont bleus assez froids voire parfois franchement glacials mais pétillants de vie.
Elle a un visage étrange et une chose est certaine: elle serait plutôt jolie si elle n'était pas aussi maussade.

Elle est vive et nerveuse, son corps est souple mais sa musculature est faible. Elle n'est pas très habile de ses mains, il vaut mieux éviter de lui confier un fusil !
Elle fatigue assez vite et peut être prise de malaises malgré une santé généralement bonne.

Eternellement vêtue de jeans plus très nets, voire franchement sales, de tee-shirts délavés, d'un pull informe mais épais pour l'hiver, d'un blouson sombre élimé et de baskets avachies, elle cache toutefois au fond de son sac à dos une petite robe noire bien pliée.
Pourtant Malou n'est pas très féminine et ne l'a jamais été; elle sait se contenter de ce qu'elle trouve comme cette écharpe en laine toute trouée, nouée autour de son cou quand il fait trop froid.
La tunique, dérisoire objet d'un luxe obsolète, taillée dans un tissu très fin est une exception, un souvenir qui l'aide à rester debout vaille que vaille.

CARACTERE:

Les incidents qu'elle a vécu ces derniers mois l'ont fait évoluer et mûrir un peu mais ne rêvons pas; comme dit le vieil adage: « chassez le naturel, il reviendra au galop » !

En règle générale, Malou n'est pas à prendre avec des pincettes et le premier abord sera souvent désagréable, voire agressif verbalement.
La raison est simple: ayant poussé comme une herbe sauvage dans un univers peu recommandable, elle ne fait aucune confiance aux adultes et, sauf rares exceptions, les déteste, les méprise et aura tendance à refuser toute autorité.

De nature solitaire, presque asociale, c'est un électron libre qui donnera parfois du fil à retordre car elle fait ce qu'elle veut, quand elle veut, où elle veut.

C'est une jeune personne complexe et pas toujours facile à comprendre qui oscille souvent entre deux sentiments contradictoires.
Excessive, elle peut manquer de nuances dans ses propos et son comportement ou passer d'une seconde à l'autre du génie à la catastrophe ambulante avec en outre une mauvaise foi qui vous laissera pantois ou... Furieux car elle n'admettra jamais ses torts et aura le don de tourner les choses à son avantage avec un aplomb révoltant.

Elle est également peureuse, butée, impatiente et malpolie.
Frondeuse ou pleine de défi, elle peut aller au devant d'un danger sans savoir le gérer...

Une vraie tête à claque ?
Pas vraiment, ce serait trop simple !

Malou a un « on ne sait quoi » d'attachant malgré tout; peut-être parce qu'on s'aperçoit rapidement que son côté rétif - à vouloir la gifler afin de lui rabaisser le caquet - n'est qu'une façade, une carapace qu'elle s'est forgée depuis l'enfance et qui ne demande qu'à craquer.

En réalité, la jeune fille est sensible, timide, naïve et tout au fond, bien enfoui, un petit cœur tendre et généreux bat pour ceux qu'elle aime.
Brute de décoffrage, elle est honnête et droite; pas de coups fourrés avec elle et si elle ne vous aime pas, vous le saurez très vite !

L'esprit de stratégie est peu développé mais elle possède un atout de taille: elle est maline, débrouillarde et dotée d'un excellent système D qu'elle n'hésitera pas à faire partager si vous le méritez, évidemment. Attention toutefois aux idées abracadabrantes !

Elle est craintive mais courageuse, on peut compter sur elle; par contre l'esprit d'équipe sera très relatif.

Enfin, elle sait lire, écrire, compter mais c'est à peu près tout. La culture générale est presque au ras des pâquerettes sauf en ce qui concerne les trucs et astuces de survie car si elle a quelque chose de bien ancré malgré sa silhouette squelettique, c'est bien cela: un instinct de survie digne des animaux sauvages; ce qu'elle est dans un sens.
Il ne reste plus qu'à tenter de l'apprivoiser...



Choses à savoir

Malou a du mal à accepter de grandir et se sent plus à l'aise dans un corps d'adolescente androgyne; aussi, afin de ne pas ressembler, (au moins physiquement) aux adultes détestés, elle n'hésitera pas à devenir épisodiquement anorexique.

Elle est profondément amoureuse de « Nounours » et l'avoir perdu de vue depuis la fin du mois de juillet lui procure un immense chagrin dont elle a du mal à se remettre.
Incapable de l'imaginer infecté ou pire, elle continuera de le chercher jusqu'à sa propre mort s'il le faut.
Elle porte autour du cou une petite chaîne en argent agrémentée d'un pendentif représentant un chaton aux grands yeux bleus, cadeau de son aimé pour son anniversaire ainsi qu'une petite robe noire, bien pliée au fond de son sac à dos, souvenir de leur première soirée ensemble.

Elle a également perdu son meilleur ami Josh et désespère de le retrouver un jour.
C'est avec lui qu'elle a trouvé la cravache qui dépasse de son sac.
De lui elle possède un porte clé en plastique rouge, en forme de cœur et... Son chien, un berger Allemand bien dressé.

Enfin, elle a retrouvé son frère adoré, mort. De lui elle garde précieusement une petite boule avec de la neige qui tombe quand on la retourne, unique cadeau de Noël de son enfance.

Consciente de ses faiblesses physiques, Malou a su s'entourer de protecteurs.
Ainsi, elle a connu Mani l'Indien qui lui a appris la marche silencieuse comme les sioux, à poser des collets et à pêcher.
Il lui a expliqué une astuce pour déjouer l'écholocalisation des claqueurs, lui a offert un sifflet à ultra-son et un rasoir coupe-choux.

Toni, l'ancien professeur a tenté de remplir sa caboche d'un minimum de connaissances intellectuelles et lui a offert un cran d'arrêt qu'elle utilise peu: elle a peur des couteaux.

Duncan qu'elle surnommait « le Maître » l'a initié au krav maga et au combat au bâton. Elle continue de s'exercer tous les jours. Autant dire qu'elle sait cogner et latter ; elle peut même s'acharner quand elle se sent à bout de nerfs.
A la place du bâton, elle a un rouleau à pâtisserie, seule « arme » qu'elle a pu prendre quand elle a quitté ses parents mais Duncan lui a déniché une barre de métal pas trop lourde.

Le bon docteur Alair lui a enseigné la botanique et lui a montré où, comment et quand trouver de quoi manger dans la nature.
C'est grâce à lui si elle n'est pas morte de faim aujourd'hui.

Enfin, il y avait Selene qu'elle ne reverra sans doute jamais, à qui elle pense encore parfois avec un goût d'amertume dans la bouche: elles auraient pu être amies, elles se sont détestées.

Il y eut également Kerwan, Alan, le Texan et sa fille, Charly, Gabriel et tant d'autres... C'était il y a cinq mois, autant dire une éternité.

Quand elle n'a nulle part où s'abriter, elle se réfugie dans les bennes à ordures... Si elle en trouve.

Elle aime dessiner et possède un petit carnet de croquis et un stylo. Le crayon est usé depuis longtemps.
black pumpkin




Derrière l'écran
Pseudo : -
Âge : -
Pays : France
Fréquence de connexion : Tous les jours ou presque.
Inventé ou scénario : Inventé
Nous autorises-tu à le remettre en jeu ? Oui
Commentaires : Je suis très contente d'être ici !
black pumpkin



Mon passé me rattrape...





Enfance:

Malorie Erikson, surnommée Malou est née le 2 juillet 2018 au sud de Seattle de ce qui était dans « l'Autre Vie » une banlieue pauvre.
En partie désertée aujourd'hui, il y subsiste toutefois, au fin fond d'une rue jouxtant un terrain vague, une vieille bicoque habitée, entourée d'une palissade vermoulue.
Derrière cette lourde et haute clôture mille fois consolidée, ce qui fut jadis un jardin n'est plus qu'un alignement de sillons de plantation de pommes de terre parsemés de panneaux délavés où il est encore possible de lire: « Attention pièges » ou plus simplement « stop », écrit avec ce qui fut en d'autres temps de la peinture rouge.

Si on lève les yeux, on voit que les fenêtres de l'habitation sont au trois quart obturées par d'épaisses planches de bois clouées.
La porte, elle aussi blindée de lattes en tous sens, certainement repositionnables, bardée de barres en métal rouillées enfilées dans des glissières de fortune tient bien son rôle d'intimidation et la façade lézardés, la cheminée cassée donnent à l'ensemble un aspect glauque et misérable.

L'intérieur est sordide.
La maison, conçue pour trois personnes en loge sept, l'atmosphère viciée sent le renfermé et les relents de saletés et d'immondices prennent à la gorge.
Au milieu de la pièce principale, meublée d'une table bancale, trois chaises et d'un canapé défoncé, trône un alambic de fabrication des plus artisanales mais en parfait état fonctionnement pour leur propre consommation mais aussi pour le marché noir car nous entrons là chez les laissés pour compte, chez ceux qui, même une fois l'état d'apocalypse déclaré n'ont pas pu, pas su ou pas voulu s'enfuir et se sortir d'une situation déjà très précaire.

C'est là que Malou a souri aux anges pour la première fois avant de fermer son visage; c'est là aussi qu'elle avait ouvert de grands yeux innocents avant de les teinter d'un bleu acier, plus froid que la glace et c'est ici précisément qu'elle poussa son premier gazouillis avant de hurler sa colère.

Emma sa mère, alcoolique comme les autres et obèse vit d'un mauvais oeil cette bouche supplémentaire à nourrir mais l'allaita tout de même jusqu'au jour où la petite put avaler sa purée de patates quotidienne parfois agrémentée de quelques autres légumes volés ailleurs ou d'un soupçon de lapin issu du maigre élevage planqué au bout du terrain.
Dan, le père n'était pas un mauvais bougre mais il était faible, soumis, taciturne et surtout indifférent.
Les quatre autres, des hommes, étaient les survivants d'un immeuble du quartier attaqué par une horde d'infectés et recueillis par les Erikson pour leur aptitude commune à téter la bouteille.
Rapidement ils s'étaient organisés.
Ils avaient beau être imbibés, ils n'en étaient pas moins débrouillards et leur boulot était de partir régulièrement en « mission », en « raid », voire en « commando » selon l'importance des affaires à traiter.
On vient de le comprendre, ils étaient pillards et recéleurs.
Très rapidement un puits fut creusé puisqu'il n'y avait plus d'eau mais rares étaient les seaux qui arrivaient à l'intérieur pour l'hygiène corporel, encore moins pour celui du foyer.
Sa principale utilité était l'arrosage des plantations à partir desquels ils distillaient l'alcool et pour l'alambic.

Les compères n'étaient pas tendres et la cogne était de mise bien plus que les conversations qui n'allaient guère plus loin que les borborygmes et les éructations.
Malou ne fut pas épargnée. Elle eut son compte d'hématomes et d'oeil au beurre noir au point de les haïr profondément en silence.

Seul Erik son frère, de deux ans son aîné fut heureux de l'arrivée de cette toute petite soeur maigrichonne.
Elle apportait joie et fraîcheur dans son monde d'enfant délaissé, corvéable à merci et rapidement une forte complicité teintée d'amour et de protection s'installa entre eux deux.

L'enfance s'étira ainsi entre beuveries, bagarres parfois au couteau, ramassages de pommes de terre mais aussi avec des jeux entre eux quand les hommes étaient partis, des histoires racontées le soir ou plus simplement des bavardages, quelques rires et parfois un câlin.
Eternellement enfermés, sans aucune communication avec l'extérieur ils ne savaient rien ou presque de l'état du monde.



Adolescence:


Erik venait à peine d'atteindre 15 ans qu'il fut enrôlé dans les missions spéciales avec son père et les quatre autres.
Malou dû tirer un trait sur les longs moments passés ensembles et resta avec sa mère, impotente, éternellement vautrée dans le canapé, à vociférer des ordres que l'adolescente ignorait royalement.
Quand le frère rentrait, il ne lui racontait rien de son « travail ».
Elle ne sut jamais qu'il était banal de tuer un humain pour une petite boîte de maïs prête à exploser tant le contenu était avarié, combien il était dangereux de pénétrer dans des endroits où l'on soupçonnait juste qu'il puisse y rester quelque chose, que les enfants n'étaient pas épargnés s'ils traînaient aux alentours d'un lieu convoité ni qu'il avait dû lui-même...
Il ne posait jamais son couteau ensanglanté sur la table, à l'inverse des autres qui ne se gênaient pas pour si peu et accrochait haut son vieux fusil.
Par contre, il lui avait un peu parlé des infectés, ce qu'ils avaient, comment ils se comportaient, se métamorphosaient et, voyant sa soeur frémir d'effroi et de curiosité mêlée, n'hésitait pas à en rajouter en riant tout en affirmant que des savants cherchaient un vaccin, que ce problème ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir, qu'ils connaîtraient bientôt les bonheurs de la « Vie d'Avant », que des camps bien protégés s'étaient formés; même, il avait entendu dire que certaines usines avaient été remises en route...


Malou écoutait bouche-bée comme on entendrait un conte de fée, imaginaient des monstre informes avalant d'un coup de dents la jambe entière d'un homme, léchant le sang à même le bitume avec des grognements de satisfaction.
Elle se voyait déjà faisant la queue devant un dispensaire improvisé afin d'y recevoir la piqûre magique qui soulèverait enfin le voile obscur de l'apocalypse, que ses parents les mèneraient main dans la main dans un de ces « camps bien protégés » mais n'arrivait pas à visualiser ce que pouvait être une usine productrice de nourriture.
Alors elle lui avait demandé pourquoi ils ne partaient sur le champs vers ces hauts lieux de sécurité mais Erik avait haussé les épaules en tournant les talons et les choses étaient restées en suspens jusqu'à la fin de l'année 2033.


Le 22 décembre au matin de cette année là ce fut le branle-bas de combat dans la bicoque: les cinq malfrats étaient revenus sans Erik.
De la conversation pas toujours très claire à force d'interjections et d'insultes, Malou finit par comprendre qu'il leur avait fait faux bond et s'était volatilisé dans la nature avec le fusil.
S'en suivit un nombre conséquent de verres pour faire passer l'outrage tandis que l'adolescente se réfugiait pour pleurer dans la chambre qu'elle partageait avec les parents et le disparu.


Dans la nuit, elle fut réveillée par un grand bruit et passa la porte de la salle de séjour au moment même où l'un des compère tranchait la gorge de celui qui, yeux hagards, tentait de le mordre à pleine dents.
L'homme infecté s'écroula au beau milieu de la pièce, le grand couteau de cuisine encore planté dans la carotide avant d'être évacué séance tenante.
C'est de ce jour que l'adolescente attrapa la phobie de cette arme. C'est de ce jour aussi qu'une sorte de couvre-feu lui fut imposé: interdiction de sortir, même dans le jardin.


Recroquevillée dans sa peur et sa haine, elle passa deux ans sans voir les rayons du soleil, à guetter inexorablement l'instant fatidique où elle pourrait s'enfuir elle aussi vers...



La liberté ! Ou presque...


Au petit matin du 5 janvier 2036, Malou grelottait au fond de son lit comme tous les hivers quand elle perçut des gémissements lugubres dans la rue habituellement calme et déserte.
Elle entendit aussi sa mère grogner vaguement avant de se rendormir et son père se lever d'un coup.
En silence elle fit de même et le suivit.
Dans la pièce commune, les quatre larrons étaient déjà là, fusil ou couteau en main; elle ne mit pas longtemps à comprendre la situation: un ou plusieurs infectés rôdaient autour de la maison.


Après un coup d'oeil complice indiquant le rassemblement dans la plus totale discrétion, les hommes étaient sortis, concentrés à leur tâche en oubliant de refermer la porte convenablement. C'était l'aubaine ! Elle n'aurait plus jamais la même occasion, c'était certain.
Attrapant à la volée un des sacs à dos qui traînait dans un coin, elle entassa le peu de vêtements de rechange qu'elle possédait, sa boule de neige, enfila le blouson noir qu'Erik avait laissé, courut dans la cuisine afin de prendre quelques victuailles, une gourde et se munir du rouleau à pâtisserie, seule arme disponible en ces lieux avant de passer la porte.


Les hommes un peu plus loin bataillaient ferme et ne la voyaient pas.
Sans attendre, elle prit les jambes à son coup et fila comme une dératée jusqu'à tourner dans une rue qui la rendrait invisible.
Là elle s'arrêta pour souffler.
Enfermée depuis toujours, les muscles atrophiés tremblaient et étaient douloureux; L'air pur et glacial brûlaient ses poumons habitués aux miasmes et la tête lui tournait.
Comment ferait-elle pour aller plus loin ? N'était-il pas plus raisonnable de rebrousser chemin ?
« Jamais ! » Fut la conclusion qui s'imposa dans son esprit, « plutôt crever ! ».


Ce fut alors le début d'un lent calvaire à se cacher dans les bennes à ordures au moindre bruit, à suivre à bonne distance chaque rare humain qui passait par là afin de se sentir protégée, à se perdre dans cette banlieue qu'elle découvrait, à longer les murs, à fouiller dans le moindre tas d'immondice en quête d'un « truc » pas forcément identifiable à se mettre sous la dent.


Au bout de trois jours de marche sans incidents majeurs, elle arriva à un carrefour où elle vit pour la première fois trois infectés attaquant une femme.
Telle une souris, elle se faufila dans un soupirail de cave et attendit que les monstres aient terminé leur massacre.
Ils n'étaient pas pressés et elle eut tout le loisir de les observer avec des frissons d'effroi avant qu'ils ne se décident à partir.
La peur au ventre, elle prit une avenue au hasard et se retrouva dans un zone industrielle.
Entrant dans la première usine désaffectée venue, elle se retrouva nez à nez avec un vieil homme vêtu d'un manteau en fourrure pour femme et d'un Amérindien à la corpulence des plus enviables.


Malou était tellement épuisée et affamée qu'elle laissa rapidement de côté son mauvais caractère et se laissa guider.
Elle resta jusque début mars en leurs compagnie, bien logée dans cette entreprise de papier où étaient encore entreposés des rames qui leur servaient de literie.
Les deux compagnons lui apprirent beaucoup de choses: à poser des collets, à pêcher mais surtout à avancer en silence quel que soit la composition du sol, à observer les empruntes et enfin, c'est avec eux qu'elle sut que les infectés les plus dangereux localisaient les humain selon les mêmes principes que les chauve-souris.
Mani l'Indien qui avait toujours été proche de la nature, lui enseigna que pour certains, utiliser un sifflet à ultra-son pouvait suffire à les perturber suffisamment pour qu'ils abandonnent leur proie mais pour d'autres, il fallait claquer de la langue comme eux, régulièrement.
Cette particularité avait le don de leur faire croire qu'un de leurs acolyte étaient dans les parages et, un peu désorientés par l'information, continuaient leur chemin.


Ils lui enseignèrent comment venir à bout d'un coureur. A cause de sa petite taille, il lui fallait d'abord cogner sur les tibias avec son rouleau à pâtisserie avant de les achever.
Elle le faisait pour se défendre mais elle détestait cela: ils avaient beau être malades, ils étaient encore vivants à ses yeux et chaque fois cela lui posait un cas de conscience difficilement supportable.
Pour les autres infectés, ils préféraient s'en charger eux-mêmes tandis qu'elle observait les tactiques; elle n'était pas prête, pas assez forte, pas assez armée non plus pour combattre de telle façon...


Quand arriva le mois de mars, la jeune fille était presque épanouie; elle avait pris des muscles et quelques kilos.
Un beau matin elle leur annonça qu'elle désirait partir; il fallait qu'elle retrouve son frère.
Les deux hommes acquiescèrent en silence car même s'ils doutaient de l'utilité de la quête, ils respectaient le choix. Ils savaient d'expérience que nombre d'humains arrivaient à tenir debout et à survivre grâce à cette seule volonté: retrouver un être cher.


Ils décidèrent de l'accompagner partiellement afin de la protéger des dangers et la laissèrent au bord de la national 101, non loin d'un village de montagne.
C'est là que toute une série de mésaventures commencèrent mais c'est là surtout qu'elle le vit pour la première fois...
Il était beau, il était grand, il était fort, il était gentil. C'était un Dieu, un Héros et un poète; elle en tomba amoureuse sur le champs et le surnomma « Nounours ».


Malheureusement, suite à une série de disputes avec Selene à propos d' un plan d'attaque auquel Malou ne pas voulait se soumettre, le jugeant « débile » et dangereux, leur chemin eut tôt fait de se séparer au profit de Josh, l'ami qu'elle suivit jusque dans Seattle infestée de hordes afin de l'aider à retrouver sa famille.
Après maintes péripéties où ils faillirent perdre la vie plusieurs fois, ils ne retrouvèrent ni père, ni mère, ni soeurs et, las, déprimés, décidèrent d'abandonner les recherches.


A nouveau seule, elle finit par à rencontrer Duncan, un vieux routard aguerri aux attaques de toutes sortes.
L'ayant pris sous son aile protectrice malgré un premier contact houleux, il lui enseigna le combat de rue.
Souple et vive, elle fit de rapides progrès et ne tarda pas à faire ses preuves sous l'oeil attentif du Maître jusqu'au mois de juillet où par un merveilleux hasard elle croisa à nouveau la route de Nounours.
Ils vécurent alors une idylle digne des contes de fée et s'en retournèrent dans la montagne afin de loger chez le « bon docteur Alair » propriétaire d'une ferme bien isolée.
Sur les empressements de la jeune fille, Nounours retrouva Josh accompagné d'un chien berger-Allemand et... d'une petite amie avec qui l'adolescente dû composer, ce qui ne fut pas tous les jours très simple !


En ce qui concernait l'animal, sa particularité consistait en un savant et étonnant dressage.
Le chien grognait sourdement pour prévenir les maîtres de présence de monstres et, en cas d'avances dangereuses de ces derniers, n'attaquait jamais, ne les mordaient pas; il se contentait de tourner, en cercles larges tout en bondissant de temps à autres afin de les désorienter ou bien les incitait à le suivre puis filait en zig-zag jusqu'au moment où ils percutaient un obstacle.


Une petite vie presque routinière s'en suivit jusque fin juillet, date à marquer non pas d'une pierre blanche mais d'un tombeau.
Nounours et Josh étaient partis couper du bois dans la forêt.
Malou, seule à la ferme tournait en rond.
En fin d'après-midi, n'y tenant plus elle décida de les rejoindre mais tomba nez à nez avec un coureur, en contre-bas.
Elle allait l'attaquer quand elle reconnut... Erik, son frère.
Paniquée, au summum du chagrin, elle stoppa net son geste et se mit à hurler de désespoir.
Alerté, les deux amis dévalèrent la pente et Nounours arriva juste au moment où l'adolescente allait se faire mordre.
D'un coup de hache bien placé, il trancha la tête de celui qui n'était plus que l'ombre de lui-même Tandis que Malou pleurait toutes les larmes de son corps.


Plus rien ne fut pareil désormais.
Enfermée dans sa peine, la jeune fille était encore plus irascible et en voulait inconsciemment à l'aimé d'avoir supprimé la vie de son frère. Pourtant, qu'aurait-il pu faire d'autre ?


Début août, afin de chasser ses idées noires, elle prit son sac dos et dévalant la montagne, se dirigea vers la vallée, histoire de se promener ailleurs, seule.
Bien mal lui en prit.


A peine fut elle arrivée aux abords du premier village qu'une voiture, objet de luxe qu'elle avait rarement eu l'occasion de voir en état de marche stoppa.
Un homme en descendit, pistolet au poing, ne semblant franchement pas rigoler et la somma de s'assoir à l'arrière du véhicule.
Morte de peur, elle demanda tout de même en balbutiant ce qu'ils voulaient, prit une baffe retentissante et dû se taire.
Ils n'avaient même pas prit la peine de lui bander les yeux; ils savaient ce qu'ils faisaient et, au bout d'une demi-heure de route, coupèrent les gaz devant une demeure jadis bourgeoise, au bord d'un lac.


Elle passa la nuit enfermée dans une chambre et fut emmenée dès le lendemain matin sur le terrain où un homme d'équipe lui expliqua sa tâche: à cause de sa petite taille et de sa maigreur, elle devait passer dans des conduits d'aération en éclaireuse ou pour ouvrir une porte de lieux où ils pourraient encore trouver armes, munitions, gas-oil, voire nourriture, bref, tout ce qui était devenu presque introuvable.
Elle ne mit pas longtemps à comprendre quels genre d'individus ils étaient. C'était de la haute volée, une véritable mafia bien organisée, sans foi ni loi hormis celle du Milieu; rien à voir avec les pilleurs de son foyer.
Pour eux, Malou n'était rien d'autre qu'une esclave à abattre sans sommation au premier dérapage et elle cru bien qu'elle finirait ses jours dans un de ces boyaux tant la mission était épuisante physiquement et nerveusement. Le seul avantage était qu'elle n'y croisait jamais d'infectés.


Pourtant, vers la fin août, alors qu'elle avait dû se glisser dans une bouche d'égout afin de rejoindre un entrepôt gardé de l'extérieur, elle finit par avoir sa chance.
En avançant dans le tunnel humide d'où s'émanaient des effluves pestilentielles, elle était terrorisée: elle avait entendu dire que les monstres y pullulaient et elle rasaient les murs.
Au bout du boyau, elle tomba sur une intersection; elle regarda son plan et vit qu'elle devait tourner à gauche mais au moment de s'engager elle aperçut deux infectés.
Paniquée, elle bifurqua à droite et courut le plus vite possible jusqu'au moment où elle buta contre un individu, bien vivant celui-ci mais blessé à la tête.
La jeune fille eut juste le temps d'apprendre qu'il se nommait Kerwan qu'il fallut repartir à toutes vitesse; ils étaient attaqués.
Comme les créatures croassantes gagnaient du terrain, ils s'organisèrent.
Malou, aussi agile qu'eux tapaient dans les tibias, n'hésitant pas à sauter dans le bourbier infâme pour atteindre le bas des jambes en douce, tandis que l'homme, bien mieux armé, tirait avec son fusil sur les plus résistants et tranchait la gorge des autres.


Quand enfin ils furent libres, ils se ruèrent vers la première ouverture et ressortirent à l'air libre, au plein milieu de la ville.
Kerwan disait avoir une moto garée un peu plus loin, qu'il fallait courir et dégager d'ici le plus vite possible.
L'adolescente lui proposa la direction de la montagne car à la ferme le docteur Alair avait une petite trousse de soin, du fil et une aiguille pour les points de sutures qui s'imposaient...



La descente en enfer:


Arrivés devant la bâtisse, Malou fut surprise de voir le chien seul dehors.
Elle se précipita à l'intérieur, appela mais le silence lui répondit. Des taches de sang s'étalaient sur le vieux carrelage, les chaises et le rare mobilier étaient renversées, trahissant une lutte acharnée.
Angoissée, elle tendit la trousse de secours à Kerwan, s'élança au dehors, siffla le chien et descendit vers la vallée à la rencontre de ceux qu'elle connaissait.


Elle entra en trombe dans la première maison où logeaient six amis de Nounours.
Ils lui apprirent que la ferme avait été attaquée et qu'ils n'avaient plus eu aucune nouvelles de Josh, Charlie et Alair.
En ce qui concernait Nounours, les avis divergeaient.
Certains disaient qu'il avait disparu comme les autres, d'autres racontaient qu'il était parti avant l'attaque afin de la chercher. Ils prétendaient même l'avoir entendu dire qu'il remuerait ciel et terre, traverserait les Etats-Unis de long en large et même au-delà pour la retrouver.
Un dernier annonça enfin d'une voix sourde l'avoir vu mort dans un ravin; qu'il n'avait pas pu s'approcher du corps mais vu la corpulence, il était sûr que c'était lui.
Sur ces révélations un silence gêné s'instaura et Malou finit par prendre congé, dévastée par les mauvaises nouvelles.


Nounours ne pouvait pas être mort, c'était impossible, il était bien trop fort de même qu'il ne pouvait pas avoir disparu sans laisser de traces, il avait habitué tout le monde avec ses petits mots laissés sur une table ou donnés en main propre !
L'adolescente se précipita à nouveau vers la ferme, le chien sur ses talons.
La moto n'était plus là, Kerwan était reparti.
Elle entra comme une folle dans la demeure commune et fouilla systématiquement toutes les pièces mais ne trouva rien, pas la moindre feuille de calepin, pas le moindre griffonnage.
La nuit était tombée. Au paroxysme de la douleur, Malou s'allongea sur le grand lit vide qui avait connu leurs amours et éclata en sanglots.


Le lendemain matin, elle avait à peine ouvert un oeil, qu'elle pleura encore à en avoir le visage rougi et se leva lentement, à contre-coeur; elle n'avait plus rien à faire ici.
Elle réunit ses affaires et partit à pied jusqu'à Brinnon, le village proche.
En chemin, elle se rendit compte qu'elle avait oublié le nom de l'animal, ayant pris l'habitude de l'appeler simplement « Le Chien ».
Elle le nommerait Diocané, en souvenir d'un vieil homme croisé dans une rue qui, s'étant fait mordre par un infecté leva le poing au ciel et lança d'une belle voix grave: Dio Cane...! avant de s'enfuir aussi vite que possible.
L'expression, dont elle ignorait totalement la traduction, avait eu une telle intensité, une telle force, dans la bouche de l'individu qu'elle en conclut que ce serait un mot facile à entendre pour un chien, où qu'il soit.


Elle arriva sur la place déserte du village complètement déprimée; elle avait passé son temps à penser à Josh et à l'homme de sa vie.
Elle se dirigea droit vers une petite maison et frappa. Elle était certaine que Séraphin y serait et qu'il pourrait l'aider.
L'infirme lui ouvrit la porte avant de l'accueillir à bras ouverts et la dirigea vers son unique pièce plongée dans la pénombre.
Elle lui raconta tout ce qui lui était arrivé depuis qu'ils s'étaient séparés et il hocha la tête; il ne savait rien pour Nounours, il ne l'avait pas revu mais il l'informa qu'elle était loin d'être la seule à vouloir quitter Seattle et les environs, que des petits convois se formaient pour qui cherchait un être cher ou qui voulait voir si l'herbe était plus verte ailleurs ou pour d'autre raisons encore.


Nounours avait-il prit la même initiative ?
Un espoir renaissait dans son coeur meurtri et quand le vieux fou lui annonça qu'un point de ralliement se faisait régulièrement devant l'ancienne caserne des pompiers, elle esquissa un sourire presque heureux.


Elle resta quinze jours chez Séraphin avant qu'un groupe de personnes n'arrive à l'endroit de rendez-vous.
Peu de temps après, une vieille camionnette à plateau bâché dont le pot d'échappement puait l'huile de friture rance, s'arrêta.
Deux familles étaient déjà installé et l'homme qui était au volant descendit.
Les gens qui attendaient avec Malou lui tendirent de la nourriture, un petit bidon d'essence ou quelques munitions... Il fallait payer le voyage.
A ce moment, son hôte sorti de sous sa chemise un saucisson sec devant le regard médusé des passagers et lança fièrement au conducteur qu'il l'avait fait lui-même puis, baissant les yeux il ajouta: « ne me demandez pas avec quoi... » tandis qu'un ou deux hommes s'esclaffaient doucement, probablement en connaissance de cause.
La jeune fille remercia son protégé et sauta dans le véhicule.


Le voyage se passait sans aucun confort mais presque sans encombre et pour les menus incidents, tous étaient tellement mieux armés, qu'elle n'eut pas besoin de voler à la rescousse.
C'est dans ces moments là qu'elle prit conscience qu'il ne faudrait jamais qu'elle soit seule en ce monde sous peine de mourir dans les cinq minutes qui suivraient.
C'est là aussi qu'elle constata que les Etats étaient immenses et qu'y chercher une personne revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin.
Au fil des jours et des nuits, la déprime alternait avec l'espoir, la fatigue minait chaque personne et la nourriture manquait.
Le véhicule roulait aussi lentement qu'un tracteur et tout semblait interminable.
Les détours pour déposer untel, les pauses, les arrêts aux abords des villes pour trouver encore de quoi payer la suite du trajet.


Malou s'était liée d'amitié avec un couple qui cherchait leur aîné disparu et avec leur garçon d'un an plus âgé qu'elle.
Naturellement, elle ne l'aimait pas d'amour mais ils s'entendaient tellement bien que les parents avaient pris la jeune fille sous leur aile et quand ils revenaient avec des boites de conserves à donner au chauffeur, elle ouvrait des yeux grands comme des soucoupes: comment s'étaient-ils procurés cela ?
Elle se souvint tout à coup des paroles de son frère: quelques usines avaient été remises en état de fonctionnement et fabriquaient de la nourriture...
Elle osa leur demander comment on pouvait « acheter » de telles choses et ils expliquèrent que cela dépendait des endroits; qu'ici par exemple, des tickets étaient distribués par des militaires mais qu'ailleurs cela pouvait se passer autrement, il fallait se renseigner.


Octobre arriva avec la fraîcheur de ses nuits et les arbres aux mille couleurs flamboyantes bientôt balayées par la bise et les averses du mois de novembre.
Le camion toussotait et crachait ses entrailles ne roulant plus qu'au pas mais Malou n'était pas encore décidée à descendre; elle avait peur.
Pour se rassurer elle se disait que de toutes façons Nounours devait être au bord de l'océan ou dans la montagne.


Fin novembre.
Il faisait froid du matin au soir et les gelées nocturnes n'étaient pas rares. Le périple devenait épuisant et Malou ne quittait plus sa couverture ni son écharpe montée jusqu'aux yeux.
Dans le véhicule il ne restait plus que la famille amie, un couple de vieux et une femme avec sa petite fille qui disait vouloir aller jusqu'à New-York retrouver sa soeur. Les jours s'étiraient entre somnolence et frissons.


Décembre les accueillit avec de la neige et du grand vent.
Tous recroquevillés les uns contre les autres sous la bâche qui claquait, ils ouvrirent des yeux mornes sur ce matin brumeux.
La camionnette avait prit une petite route qui longeait une forêt et personne ne pensait que dans quelques secondes se serait la fin du voyage.
Encore engourdis de sommeil et de froid, ils ne virent pas tout de suite la horde arriver vers eux et quand ils réagirent, il était trop tard.
D'un bond, Malou et Diocané sautèrent au sol tandis qu'Alan ordonnait de rester groupés.
Mais mue par un étrange instinct, elle n'obéit pas à l'injonction et courut dans le bois assez profondément pour se cacher derrière un épais buisson à feuilles persistantes recouvert de neige.
Là, elle se tassa et attendit tout contre le chien aux aguets mais silencieux.


Les alentours n'étaient plus que hurlements de détresse, grognements, gémissements, croassements mais bientôt il n'y eut plus que quelques bruits puis le son traînant de pas qui s'éloignaient.
Le silence était total quand Malou osa enfin lever un peu la tête.
Plus loin elle apercevait la carcasse immobile du camion et des taches rouge dans la neige.
Dans un sanglot elle se ratatina à nouveau et serra sa couverture contre elle.
Elle était arrivée.
Où ? Elle n'en savait strictement rien.
Elle était seule.


black pumpkin
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Dim 5 Fév - 13:48
Ellie Williams
Hey bienvenue parmi nous exite

J'espère que tu vas te plaire ici again
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Dim 5 Fév - 14:14
Joel Miller
Officiellement, je te souhaite la bienvenue Malorie !
Et bon courage pour ta fiche. Si tu as besoin, tu sais où me trouver mdr
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Dim 5 Fév - 14:20
Malorie Erikson
Merci pour cet accueil ! hola

Oui, je pense que je vais me plaire ici  Very Happy et je n'hésiterai pas à poser des questions !  please
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Mar 7 Fév - 10:56
Amethyste Calderon
Bienvenue parmi nous Malorie et bon courage pour ta fiche. balloon
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Jeu 9 Fév - 19:37
Nathan Grey
Bienvenue !!! Very Happy Bon courage pour ta fiche !! Very Happy
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time... Jeu 9 Fév - 20:17
Malorie Erikson
Merci beaucoup, ça avance ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Malorie Erikson. Time it needs time...
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Malorie Erikson. Time it needs time...
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